Informations FPFRE

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Avis de décès

La FPFRE a le regret et la douleur de vous faire part du décès de notre vice présidente et adresse ses sincères condoléances à sa famille.

Andrée Malmendier

Avec beaucoup de tristesse et dans un profond silence nous avons pris congé d’ Andrée Malmendier Née Richard

Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques

*17 novembre 1928 à Autun/France + 15 août 2016 à Berlin

Notre épouse, mère et grand-mère s’est paisiblement éteinte après une longue vie bien remplie.

Grande admiratrice de Goethe, elle a consacré sa vie à la culture allemande et à la Germanistique.

S’étant imprégné très tôt de l’esprit du Contrat Elyséen, elle a œuvré pour le transmettre aux générations actuelles.

Après la seconde Guerre mondiale, après avoir mené ses études à Tübingen elle a exercé pendant plus de 30 ans au Lycée Français de Berlin où son enseignement s’adressait à des élèves français et allemands. A la fin elle a été directrice d’école. Durant les années 1990, elle milita avec succès pour le maintien des écoles françaises en Allemagne. Elle a engagé sa vie dans le rapprochement franco-allemand et pour la compréhension mutuelle des deux cultures.

Malgré ses responsabilités professionnelles, elle est restée jusqu’à la fin une mère aimante, une grand-mère fière de ses petits-enfants. Elle avait une très grande connaissance de la cuisine française et était une cuisinière distinguée. Elle a toujours été une personne constante et ouverte qui disait ce qu’elle pensait. En prenant de l’âge, elle se découvrit un amour grandissant pour la Nature et le monde animal.

Que son esprit et sa capacité de travail puissent-ils se retrouver dans les générations futures et être un exemple pour l’amitié franco-allemande et leur compréhension mutuelle.

Tu vas beaucoup nous manquer.

Famille Malmendier et Pushkin

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Raymond Uny Président fédéral FPFRE

Raymond Uny
Président fédéral FPFRE

77ème Congrès de la FPFRE

Mercredi 8 juillet 2015

Rapport du Président Raymond UNY

 

Congrès de la FPFRE à l’Assemblée Nationale

Je tiens à remercier Monsieur le Député Pouria AMIRSHAHI, Madame Maeva BOITEL sa collaboratrice, et Monsieur Benoît SOULIER son attaché parlementaire qui nous permettent de nous réunir aujourd’hui dans cette salle de l’Assemblée Nationale.

Lors du 76ème congrès du 8 juillet 2014, j’ai été élu pour présider la Fédération des Professeurs Français Résidant à l’Etranger. 5ème président de cette fédération, crée en 1932,

J’ai succédé à Léon WERCHOWSKI, lui-même élu en 2008.

Auparavant notre Président d’Honneur Michel LAURENCIN avait présidé la Fédération pendant 26 ans, période qui a connu de grands bouleversements.

Je voudrais remercier Michel LAURENCIN, Philippe WALTER, et tous les collègues du Comité exécutif pour leur soutien, et en particulier Marc JAMOIS pour la tenue du site, tout au long de cette année.

Au cours de ce premier mandat, de nombreux évènements sont intervenus, avec l’impression que tout s’accélère autour de nous!

Les élections sénatoriales se sont déroulées au mois de septembre 2014 marquées par le changement de majorité, et le départ du Sénateur Christian COINTAT qui ne se représentait pas. Nous lui renouvelons tous nos remerciements, qui s’adressent également à Madame Anne De TISSOT, son attachée parlementaire, pour nous avoir permis pendant de nombreuses années de nous réunir au Palais du Luxembourg.

Monsieur le Sénateur Christophe André FRASSA et à Madame Nathalie JOLIVET, son attachée parlementaire, nous ont permis de continuer à nous réunir, notamment pour les deux dernières Commissions permanentes, dans ce lieu prestigieux. Nous leur renouvelons tous nos remerciements.

Autre départ, celui du Sénateur André FERRAND, qui quitte également le Sénat, mais reste Président de l’ANEFE, et garde le contact avec l’enseignement français à l’étranger ; L’Association Nationale des Ecoles Française de l’Etranger qui avait été créée en 1975, par le regetté Jacques HABERT qui nous a quittés le 6 aout 2012.

Nous saluons nos nouveaux élus : Madame Jacky DE ROMEIDI et Monsieur Olivier CADIC

Les Sénateurs représentant les Français établis hors de France sont à ce jour:

Christophe André FRASSA, Christianne KAMMERMANN, Jean-Pierre CANTEGRIT, Joëlle GARRIAUD MAYLAM, Louis DUVERNOIS, Robert DEL PICCHIA, Jean Yves LECONTE, Richard YOUNG, Claudine LEPAGE, Hélène CONWAY-MOURET, Olivier CADIC, Jacky DEROMEIDI.

Les Français établis hors de France ont onze députés pour les représenter :

Alain MARSAUD, Arnaud LEROY, Christophe PREMAT, Claudine SCHMID, Frédéric LEFEVRE, Meyer HABIB, Philip CORDERY, Pierre-Yves LEBORGN’, Pouria AMIRSHAHI, Sergio CORONADO, et Thierry MARIANI.

Comme chaque année beaucoup de nos collègues à l’étranger ont eu à subir dans leurs activités professionnelles les contrecoups des troubles politiques locaux : au Mali, en Centrafrique, au Burundi, en République Démocratique du Congo, dans plusieurs pays du Moyen-Orient, en Ukraine… entre autres. Autant d’exemples qui montrent qu’il est de plus en plus difficile pour les enseignants et les Français en général de s’expatrier dans certains pays désormais qualifiés de pays à risques. Et si ce ne sont pas les troubles politiques qui ont perturbé la vie de nos collègues, ce sont des évènements d’un tout autre ordre qui ont pu être générateurs de difficultés diverses ; je pense ainsi à nos collègues de Guinée qui ont eu à composer avec le virus Ebola, ou encore à nos collègues de Katmandou qui ont eu à faire face aux conséquences d’un violent séisme.

Parmi les évènements marquants, on peut encore citer ceux du mois de Janvier 2015, et l’émoi des Français, après l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et les autres personnes ayant le malheur de se trouver sur leur chemin, par des terroristes se disant Islamistes.

On s’inquiète alors que de nombreux jeunes sont enrôlés pour faire le Djihad en Syrie ou en Iraq, par Internet ou par les réseaux sociaux, souvent à l’insu de leur famille.

En Libye qui n’a plus de gouvernance, les réfugiés de toute l’Afrique jusqu’au Moyen Orient, se rassemblent pour fuir leur pays, et essayer de venir en Europe où ils aspirent à un avenir meilleur.

On voit alors des drames en mer, car des passeurs peu scrupuleux, remplissent des embarcations sans sécurité. Chaque jour apporte son lot de naufrages et de pertes de vie humaine.

La Tunisie voisine qui n’est pas remise de sa ‘révolution’ est touchée par le terrorisme.

La crise économique est toujours bien présente en Europe. La situation en Grèce a fait la une des médias pendant plusieurs semaines.

Le chômage continue d’augmenter en France, et toutes les mesures du gouvernement s’avèrent sans grande efficacité pour le moment.

Et l’on constate, élections après élections, que les régimes en place sont ébranlés, les politiques apparaissent de moins en moins crédibles pour faire face à la situation.

Les élections professionnelles de décembre 2014. La Liste d’Union, n’ayant pu se faire, la FPFRE ne s’est pas présentée. Il n’y a pas eu de surprises quant aux résultats

L’AEFE a fêté ses 25 années d’existence en avril 2015 Nous n’avons pas été invités, mais rien d’étonnant à cela ! Mes demandes d’informations n’ont jamais de réponse !

La situation financière y est de plus en plus difficile et l’Agence compte sur l’autofinancement des établissements. Le niveau des élèves est encore bon, mais l’école sera-t-elle encore accessible financièrement aux parents dont les revenus sont modestes!

Mais ce qui fait l’actualité en ce mois de juin c’est la réforme du collège. Cette réforme qui est promulguée, le même jour, où de grands syndicats enseignants défilaient dans les rues en manifestant leur opposition.

Les réformes dans l’enseignement : tout un programme !

Déjà en 2010, dans son rapport moral, le président de la FPFRE Léon WERCHOWSKI évoquait le rapport du député du Doubs Jacques GROSPERRIN sur « la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences au collège » ;

Ce socle commun présentait ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Il distinguait 7 compétences :

– maîtrise de la langue française,

– pratique d’une langue étrangère vivante,

– acquisition des principaux éléments de mathématiques, de culture scientifique et économique,

– maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication

– acquisition des repères de la culture humaniste

– maîtrise des compétences sociales et civiques fondamentales

– acquisition de l’autonomie et de l’initiative

Le rapporteur recommandait une réforme en profondeur du collège :

Les établissements doivent être responsabilisés. Ils doivent devenir des entités autonomes.

Leur organisation pédagogique, le recrutement local des enseignants doivent relever de la responsabilité des chefs d’établissement et des Conseils d’Administration.

Les métiers de l’enseignement seront transformés : bivalence, allongement du temps de présence des enseignants dans les collèges, mission à caractère civique et social, échanges des services avec les écoles, durée des cours et horaires modifiés.

Ce rapport avait été très critiqué à cette époque, le SNALC- CSEN l’avait même qualifié « d’horreur pédagogique ». Ce socle serait surtout un instrument de conditionnement idéologique, une sorte de « SMIC culturel », un brevet de savoir-être-bien-pensants et non un instrument de transmission des savoirs et d’émancipation des élèves.

Cette réforme se traduirait pour les professeurs par une augmentation du temps de présence des enseignants du second degré, (diminution des heures de cours, mais augmentation des heures de coordination pédagogiques, des heures de soutien, et des heures d’accueil des parents). Le développement de l’autonomie des établissements conduirait au développement d’un enseignement à plusieurs vitesses.

L’échec du collège unique est patent, et la FPFRE suggérait que les professeurs recentrent leur enseignement sur les disciplines fondamentales et que les parcours des élèves soient diversifiés en fonction de la maîtrise des savoirs et des méthodes de travail, et de leur appétence pour les différentes sortes d’études abstraites ou concrètes.

Selon les sources OCDE/PISA de 2015 les élèves français au niveau 2 de compétence, ont régressé en compréhension écrite entre 2002 et 2012, passant de 84.8% à 81.1%, alors que le score de l’OCDE progressait de 80.7% à 82.3%, et en mathématiques de 83.4% à 77.8% soit 5.7 points, alors que le score de l’OCDE baissait de 0.7 point passant de 78.5% à 77.6 %.

On pourrait dire que la baisse de niveau des élèves remonte au lendemain de mai 1968. La droite a multiplié les erreurs dans le champ éducatif.

Essayons de reprendre le cours de l’histoire des réformes à l’Education Nationale, marquées par les ministres qui se sont succédé à partir des évènements de mai 1968.

Du 28 au 30 mai 1968 Georges POMPIDOU est ministre de l’Education Nationale par intérim

Du 31 mai au 12 juillet c’est François ORTOLI

Edgar FAURE (13 juillet 1968 -21 juin 1969) déplorant « l’affreuse perfidie de la sélection » supprimait le classement des élèves, en janvier 1969

Son successeur, Olivier GUICHARD (1969-1972) mettait au programme les « mathématiques  modernes ». On connaît la suite !

Joseph FONTANET (1972-1974), soucieux de « valoriser un langage spontané que le « maître se gardera de rectifier » réformait l’enseignement de la grammaire.

En 1974, Valérie GISCARD D’ESTAING est élu 3ème président de la République. Le Centre est aux commandes!

René HABY (1974-1978) créait « le tronc commun »

Christian BELLAC (1978-1981) lui, créait « les classes indifférenciées »

En 1981 François MITERRAND est élu Président de la République : changement de majorité, la gauche est au pouvoir

En 1982 Alain SAVARY rénove le collège unique. Manifestations pour l’école libre

Crée les ZEP et les bacs pro. Supprime l’orientation en fin de 5ème

1984 86 Jean-Pierre CHEVENEMENT retour aux fondamentaux et à l’instruction civique

1986-1988 René MONORY suppression des PEGC

En 1988 François Mitterrand est réélu

En 1989 Lionel JOSPIN Ministre d’Etat de l’Education Nationale, Jeunesse et Sports, et sa loi d’orientation du 10 juillet 1989 sur l’éducation. L’objectif était de conduire d’ici à 10 ans l’ensemble d’une classe d’âge au minimum au niveau CAP ou du BEP et 80% au niveau du Baccalauréat. Création des IUFM

1992-1993 Jack LANG Ministre de l’Education Nationale et de la Culture. La réforme JOSPIN est appliquée sous forme de décret

1993-1997 François BAYROU Ministre de l’Education Nationale, puis Ministre de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’insertion professionnelle, enfin Ministre de l’Education Nationale de l’enseignement supérieur et de la Recherche. Il propose un nouveau contrat pour l’école. Il met l’élève au centre de l’éducation. Il introduit la cogestion du ministère avec certains syndicats enseignants!

Il crée les nouvelles filières du baccalauréat : L, S, ES

En 1995 Jacques CHIRAC est élu Président de la République, changement de majorité, la Droite revient aux affaires

1997-2000 Claude ALLÈGRE propose le socle commun. Il veut « dégraisser le Mammouth » mais se heurte aux syndicats enseignants. Ségolène ROYAL est ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire

2000-2002 retour de Jack LANG. Ministre de l’Education, Jean-Luc MELANCHON, ministre délégué chargé de l’Enseignement Professionnel. On reparle de la méthode globale, prépare les nouveaux programmes toujours en vigueur

En 2002 Jacques Chirac est réélu Président de la République, avec un mandat de cinq ans au lieu de sept précédemment

2002-2004 Luc FERRY est ministre de la jeunesse, de l’Education Nationale et de la Recherche. Lettre à tous ceux qui aiment l’école

Vient ensuite en 2004 2005 François FILLON, (EN Enseignement Sup et Recherche) avec sa loi d’orientation pour l’avenir de l’école. La réforme du baccalauréat entrainera les mobilisations lycéennes contre la loi et le (CPE) Contrat de Première Embauche

La loi engage la modernisation de l’Éducation nationale, elle a pour ambition de répondre aux évolutions de la société française et de l’école depuis les années 1990.

Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour promouvoir l’égalité des chances. La scolarité obligatoire, concernant les élèves de six à seize ans, correspond aux études poursuivies à l’école élémentaire et au collège. Elle doit garantir l’acquisition d’un socle commun des connaissances et des compétences indispensables à chaque élève.

2005-2007 Gilles DE ROBIEN lui succède. Réforme des IUFM et promotion de la méthode syllabique

En 2007 Nicolas SARKOZY est élu Président de la République

2008- 2009, Xavier Darcos ministre de l’Education

« Je n’entends pas lancer une énième réforme qui porterait mon nom… plutôt procéder par touches successives, nettoyer les programmes, les améliorer au mieux, laisser aux enseignants toute liberté pédagogique, mais en fixant des objectifs clairs ». On retiendra sa réforme du lycée

Que ce soit sur l’école primaire, le collège ou le lycée, les convergences entre le ministre et le monde éducatif n’ont pas souvent été au rendez-vous. Le dernier terrain de confrontation, le lycée, a servi de révélateur aux tensions préexistantes.

2009-2012 Luc CHATEL retour à la semaine des 4 jours, non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, accompagnement éducatif, mastérisation

En 2012 François HOLLANDE est élu Président de la République : la gauche revient au pouvoir.

Nouveau changement de gouvernement. Vincent PEILLON est alors Ministre de l’Education Nationale, George-Pau LANGEVIN, ministre déléguée à la réussite éducative

En ce qui concerne l’enseignement, une concertation en décembre 2012 a acté la nécessité de donner la priorité à la scolarité obligatoire c’est la refondation de l’école avec la réforme des rythmes scolaires. Aménagement du temps scolaire retour à 4 jours et demi

Un rapport de janvier 2013 donnait les principes directeurs de la réforme telle que votée par le Conseil supérieur de l’éducation. Il appelait à un « collège repositionné » qui en finirait avec la multiplication des systèmes optionnels, à multiplier et diversifier les supports, les approches et les méthodes pédagogiques en vue de l’acquisition par tous du socle commun, à ne plus avoir pour seul modèle d’organisation la séquence unique d’une heure, à envisager des emplois du temps plus souples et évolutifs.

Le chantier de la rénovation du collège a été ouvert par la direction générale de l’enseignement scolaire en février 2013.

La loi de juillet 2013 avait confirmé le socle commun comme objectif central de la scolarité obligatoire et le séquençage en trois cycles, cycle 2 (CP, CE, CE2) Cycle 3 (CM1, CM2, 6ème) cycle 4 (5ème, 4ème, 3ème).

Plusieurs réunions ont eu lieu, mais une forte opposition à la logique du socle commun l’a fait passer au second plan, en attendant les travaux du Conseil Supérieur des Programmes et à la redéfinition des missions des enseignants.

Avec le changement de ministre Benoît HAMON succédant à Vincent PEILLON, l’application de la réforme est retardée, avec une redéfinition de la configuration des enseignements et des champs disciplinaires.

Najat VALLAUD BELKACEM est nommée Ministre de Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche depuis le 6 avril 2015, suite à la Démission de Geneviève FIORASO, qui était ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous sommes dans le 2ème gouvernement de Manuel VALLS du 25 avril 2014

C’est le Conseil supérieur des programmes créé en octobre 2013 qui a élaboré la réforme défendue par la ministre. C’est un groupe d’experts, issu de la caste des pédagogistes, qui depuis 1968, appliquent les thèses du sociologue Pierre BOURDIEU.

L’enseignant n’est plus là pour transmettre, mais pour aider l’enfant à « construire lui-même ses savoirs » ! La transmission est une aliénation parce que, en le soumettant à l’emprise d’une autorité qui se rêve créatrice, elle empêche (l’enfant) d’être l’auteur de lui-même.

Se fixant pour objectifs que les élèves familiarisés avec une démarche de questionnement dans les différents champs du savoir, acquièrent une autonomie qui leur permet de devenir acteurs de leur apprentissages, développent des capacités métacognitives qui leur permettent de choisir les méthodes de travail les plus appropriées, proposent des explications et des solutions à des problèmes d’ordre scientifique et technique, en mettant en valeur la créativité des élèves qui traversent tous les cycles.

Le jargon employé par les pédagogistes est parfois délirant, Exemples  : traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête= nager en piscine  : créer de la vitesse= courir, imposer une domination corporelle symbolique et codifiée= pratiquer un sport de combat…

La ministre relance donc la réforme du collège, en signant les décrets d’applications le jour même de la grève des enseignants du 19 mai 2015, contre son application à la rentrée 2016.

De même la ministre à souhaiter engager du 11 mai au 12 juin 2015 une large consultation pour recueillir les réactions et les suggestions de la communauté pédagogique et éducative !

A l’issue de celle -ci une synthèse sera élaborée par la direction générale de l’enseignement scolaire, rendue publique et transmise au Conseil supérieur des programmes.

L’application est prévue en 2016, à tous les niveaux, mais les manuels scolaires pour toutes les classes et disciplines seront-ils disponibles ?

Ce qui suscite en outre la colère concernant les disciplines :

Les heures d’accompagnement (en général français et mathématiques) qui venaient en plus des heures de cours seront supprimées.

Les heures de technologie, SVT, Physique-Chimie seront globalisées en 6ème (4h pour l’ensemble). Le professeur SVT pourra se voir contraint à enseigner de la technologie et vice-versa

Les élèves perdent ½ h en physique chimie et 1/2h de technologie en 3ème

L’horaire de LV2 est globalement augmenté (7.5h au lieu de 6h), mais réparti sur 3 ans alors que pour apprendre une langue des semaines à 2 h de cours, est recommandé.

La suppression des bilangues va entraîner des conditions de travail dégradées pour beaucoup de professeurs de LV2

Les nouveaux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) qui vont représenter 20% des enseignements, par exemple langues et culture n’auront pas d’horaires supplémentaires, mais seront pris sur les heures disciplinaires.

Les professeurs n’auront pas d’heures de concertation pour préparer ces projets interdisciplinaires, dont l’organisation promet d’être compliquée.

Les élèves qui devront changer d’établissement en cours de cycle risqueront de travailler certaines notions, certains thèmes ou certaines problématiques plusieurs fois ou ne jamais en travailler certaines !

Les sections européennes seront supprimées : trop élitistes. La quasi disparition des classes bilangues rendues obsolètes puisque les élèves ayant fait de l’anglais au primaire (93% des élèves) n’auront plus droit. Trop élitistes !

L’allemand risque d’être une victime collatérale de cette réforme, et l’ambassadrice d’Allemagne en France a protesté officiellement contre la suppression des sections bilangues !

L’enseignement de l’allemand était un choix politique du traité signé par De Gaulle et Adenauer en 1963. Les sections bilangues avaient été créées en 2004 pour freiner l le déclin de l’apprentissage de la langue allemande.

L’option découverte professionnelle 3h sera supprimée.

L’horaire d’enseignement des langues anciennes jugées trop élitistes par le ministère sera dans le meilleur des cas réduit d’une heure par niveau. L’existence ou non de cet enseignement sera décidé localement

L’horaire consacré aux langues régionales sous forme optionnelle (enseignement de complément) sera au maximum d’une heure en 5ème 2h en 4ème ,2h en 3ème.

La refondation des programmes prévoit de rendre facultatifs dans les programmes d’histoire l’essor de la pensée humaniste, la philosophie et la société des Lumières, la chrétienté médiévale, la Réforme et les guerres de religions, le rôle de l’Eglise en Occident, alors que la naissance et l’essor de l’islam, le colonialisme ou les traites négrières font partie des thèmes obligatoires en 5ème! Pour apprendre la culpabilité ?

Pour l’historien Dimitri CASALI l’objectif est clair : gommer les racines chrétiennes de la France, de même que pour le Philosophe Pascal BRUCKNER : il y a sans doute ici une volonté d’ouverture à l’égard de l’Islam, un souci de plaire aux nouveaux arrivants en supprimant ce qui peut les heurter : l’enseignement d’un autre monothéisme et l’exercice d’un esprit critique !

Pour accompagner cette réforme la ministre n’a pas beaucoup de soutien. En les désignant de « Pseudo intellectuels » de nombreux intellectuels manifestent leur hostilité à la réforme !

On peut citer les Académiciens,: Jean D’ORMESSON, Pierre NORA, Marc FUMAROLI, les philosophes Michel ONFRAY, Régis DEBRAY, Pascal BRUCKNER, Luc FERRY, et bien d’autres…

Côté politique, elle peut compter sur Vincent PEILLON, et quelques soutiens sporadiques (Le FOLL, HAMON) sans oublier le Président de la République et le Premier ministre

Côté opposition, ils sont légions : plus de 230 parlementaires UMP-UDI emmenés par Bruno LEMAIRE ont demandé le retrait de cette réforme.

Mais les critiques fusent aussi dans la Majorité : Jean-Marc AYRAULT, Julien DRAY et même Jack LANG mettent en garde contre le risque insensé de soutenir cette réforme.

Côté syndicats les seuls soutiens sont la CFDT et l’UNSA, mais une intersyndicale SNES FSU, SNEP-FSU, SNALC FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Education, SNCL-FAEN SIES-FAEN s’oppose à la réforme..

D’après les sondages ODOXA, la majorité des Français refusent cette réforme.

Lors de la Commission Permanente du 30 mai, La FPFRE a pris la décision d’indiquer de son côté sur son blog sa position de désaccord avec cette réforme.

Les autres activités du Président de la FPFRE et conclusion.

Nous avons tenu deux Commissions Permanentes qui ont fait l’objet de Compte-rendu

Le président a assisté au groupe de travail sur le recrutement en Ecoles Européennes qui a eu lieu le 4 juin. Ces écoles ont été créées pour les personnels travaillant dans les institutions européennes.

Ces institutions regroupent 28 pays

Il y a 14 écoles de type 1 dont deux en France : Strasbourg et Manosque.

Les conditions matérielles dans ces écoles sont très bonnes.

Les programmes des enseignements sont différents des programmes français. La direction de ces établissements est très particulière.

Les professeurs qui sont recrutés pour 9 années, ont certes des émoluments intéressants, mais en contre partie les exigences sont très fortes en implication.

Les dossiers des candidats doivent être excellents, la sélection très rigoureuse.

Les professeurs français sont très appréciés en général

Par ailleurs, le président fait son possible pour promouvoir notre organisation auprès des institutions ayant une grande influence dans le monde.

Il a assisté au banquet de la Fondation Alliance Française.au musée de la Marine, qui a réuni les directeurs des Alliances françaises du monde entier

Il souhaite que de nouveaux collègues viennent à la FPFRE, pour préparer la succession et que l’esprit qui avait prévalu en 1932 perdure pour l’avenir.

Présider cette organisation est riche d’expérience, mais demande de la disponibilité, de la recherche d’informations et leur analyse, et l’esprit altruiste car nous sommes tous à la FPFRE des bénévoles au service des collègues enseignants résidant à l’étranger et Outre Mer

J’espère ne pas avoir été trop long !

Je vous remercie pour votre attention.

La FPFRE se prononce contre la réforme du Collège : elle se traduit par une baisse du niveau des élèves, un surcroît de travail pour les enseignants sans augmentation de salaire, une faisabilité incertaine dans les écoles françaises de l’étranger et Outre-Mer

La FPFRE appelle ses adhérents et sympathisants à s’associer aux mouvements de protestation contre cette réforme

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 FÉDÉRATION DES PROFESSEURS FRANÇAIS RÉSIDANT À L’ÉTRANGER (fondée en 1932)


Raymond UNY, président fédéral, 49 boulevard de la Vanne 94230 CACHAN

Jean-Marc DUMOULIN, Secrétaire général         

Commission permanente du 22 novembre 2014 au Palais du Luxembourg de 10H30 à 16H

 

Présents : Henri-Pierre CASTEILTORT, Jean-Marc DUMOULIN, Jean-Marc HOEBLICH,

Benjamin SANDOU, Raymond UNY

Excusés:

André MAMAN, Andrée MALMENDIER, Michel LAURENCIN, Philippe WALTER, Alain BONNEL, Mme Christiane NANI, Nicolas PERREAU, Olivier OURMET

 

Ordre du jour

– Situation financière

– Elections professionnelles de décembre 2014

– AFE, AEFE

– Site FPFRE

– Questions diverses

 

En préambule la FPFRE remercie le Sénateur Christophe André FRASSA et son assistante Parlementaire Mme Nathalie JOLIVET qui nous permettent de nous réunir aujourd’hui salle Vaugirard.

Situation financière :

Le trésorier fait le point sur la situation financière.

Il rappelle que l’année comptable est du 1er septembre au 31 août. Les attestations fiscales seront donc établies pour 2015. Pour les cotisations en régularisation pour 2014, les attestations fiscales seront établies pour 2014.

Pour les remboursements des frais d’exercices antérieurs qui n’ont pas été réclamés, le trésorier rappelle qu’ils peuvent encore être régularisés en fournissant les factures et les titres de transports.

Le trésorier a répondu à la demande de modalités de la part de collègues souhaitant cotiser.

Il rappelle les décisions prises au 76ème congrès.

Concernant la situation de l’APFRAS, il est fortement conseillé de ne pas dissoudre une association existante, mais de la laisser en sommeil. En effet selon les évènements, elle peut toujours « redémarrer »

Le président remercie le trésorier pour son dévouement et rappelle qu’un don de 100€ a été décidé pour la Fondation Alliance française. Les collègues peuvent aussi adhérer à titre personnel.

Concernant le changement de président intervenu au 76ème congrès, il demande au trésorier de faire le nécessaire concernant ses implications (changement d’adresse, intitulés des carnets de chèques…). Il lui demande de faire la relance auprès des adhérents qui n’ont pas cotisé en 2013-2014.

Le président remercie les anciens adhérents qui sont « revenus » à la Fédération.

Elections professionnelles du 4 décembre 2014

La FPFRE ne participe pas à ces élections qui concernent pour la première fois simultanément la métropole et l’étranger. Elle se tient au courant de la situation.

Le SNALC ne souhaitait pas faire une Liste d’Union, comme pour les précédentes élections et nous n’avons pas eu de demandes des autres syndicats (CFTC et CNGA).

Personne ne nous a sollicités de l’étranger à propos de ces élections.

Les professions de foi sont disponibles sur le site de l’AEFE.

AEFE :

Le nouvel organigramme 2014-2015 de l’AEFE paru sur le site de l’AEFE, fait apparaître quelques changements par rapport à l’ancien. Le DRH de Nantes Serge MOGUEROU a été remplacé par Karim SAMJEE.

Il y a quelques modifications concernant la liste des pays selon les secteurs géographiques et les agents qui y sont affectés.

Nouvelles de l’AFE ex CSFE

Marc VILLARD a été élu 1er président de l’AFE par les 90 conseillers, élu ADFE avec les voix de l’UDI

Conseiller AFE zone Asie Océanie depuis 2000. Vice président 2003 à 2006, puis Président de la commission finance et affaires économiques 2007 à 2014.

Jean-Charles PRETET a été élu Conseiller Consulaire, mais n’a pas été élu Conseiller des 90 pour la zone Afrique de l’Ouest.

Amicale des anciens élus du CSFE/AFE :

Le président M ; HERY a invité le président de le la FPFRE à titre d’ami associé (d’une Associations proche de l’Amicale).

SITE blog FPFRE

Merci à Marc JAMOIS pour la tenue du site. Les informations particulières à la FPFRE sont accessibles avec un code donné lors de l’adhésion par le trésorier.

Le Président fait appel à tous les anciens adhérents, (y compris ceux qui n’ont plus adhéré), ou sympathisants qui ont vécu une expérience à l’étranger, pour enrichir le site de la Fédération, par exemple des témoignages d’expériences, des anecdotes, Ces informations ne seront pas en accès libre, mais le code sera donné à ceux qui nous auront contactés !

QUESTIONS DIVERSES

Nouvelles de l’étranger.

  1. André MAMAN  ancien Sénateur, reste très attaché à la Fédération et regrette de ne pas être avec nous. Il adresse ses amitiés à tous depuis les Etats Uni

Mme Andrée MALMENDIER : regrette de ne plus pouvoir se déplacer mais reste très attachée à la Fédération. Elle adresse toutes ses amitiés à l’équipe depuis Berlin

  1. PRETET du SENEGAL annonce que personne n’a voulu reprendre la présidence de l’APFRAS. Il a crée l’Association des Retraités APFRAS !

La FPFRE lui demande de veiller à faire perdurer l’APFRAS, malgré les difficultés !

Mme DE VILLENEUVE du CANADA : J’ai suivi la demande de modification de sa décharge de au titre de la Liste d’Union. Merci pour ses nouvelles du Canada.

Elle représentera le Snalc aux CCPL

M ; ETTORI du GABON est resté fidèle à la Fédération. Au dernier échange de correspondance, il indiquait avoir accepté de représenter le Snalc aux CCPL.

  • Retraite complémentaire COREM (Ex MRIFEN)

Cette information s’adresse aux adhérents de la retraite complémentaire dont la mutuelle fait l’objet de nombreux commentaires dans les médias !

Petit rappel :

.A l’origine la MRIFEN proposait une retraite complémentaire pour les fonctionnaires de l’Education Nationale. Elle a été reprise par le CREF qui a fermé en 2002 et repris par l’UMR qui a crée le COREM. Il a été institué le régime de rente R1 avec une baisse de 17%, et un régime R2 pour les adhérents qui continuent à cotiser, et aux nouveaux adhérents. Une possibilité avait été donnée de quitter la mutuelle en 2002 avec une indemnisation subissant un abattement important, par rapport au montant du contrat initial.

Une association a été créée en 2002 suite à la baisse drastique du montant des allocations et l’augmentation des cotisations : le Comité de Défense des Intérêts des Sociétaires (CIDS)

Elle a déposé un recours contre l’Etat pour manque de contrôle, et l’Etat a été condamné mais a fait appel.

Le 28 novembre 2014, en assemblée générale extraordinaire, l’UMR doit décider :

– de baisser les rentes R1 de 30% à compter du 1er janvier 2015

– concernant le régime R2 la cotisation est augmentée et l’âge pour bénéficier de la rente repoussé de 60 à 62 ans. La rente ne baisse pas.

Nouvelles des élections sénatoriales du 30 septembre 2014:

MM COINTAT et FERRAND ne se représentaient pas. Ils sont remplacés par Olivier CADIC et Mme Jacky DEROMEIDI sur la liste UMP de FRASSA. Côté PS, Claudine LEPAGE et Richard YOUNG sont réélus.

  1. André FERRAND reste président de l’ANEF

Voir le site des sénateurs.

AMICALE des Anciens du CSFE/AFE,

Le Président M. Yves HERY a invité le président de la FPFRE, à faire partie de l’Amicale et au repas qui tiendra le 12 décembre au restaurant du Sénat

 

La réunion se termine à 16H30

La prochaine CP est prévue le 30 mai 2015. Le 77ème congrès le 8 juillet 2015

 

Le Président                                                                          Le Secrétaire général

 

Raymond UNY                                                          Jean–Marc DUMOULIN

 

 

 

 

 

 

 

 

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